Viarmes
Viarmes est une commune de 4 711 habitants, à la lisière de la
forêt de Carnelle, entre les buttes témoins qui dominent la vallée
de l’Oise, les marécages des bords de l’Ysieux et les
riches limons de la plaine de France. Aujourd’hui, le
territoire viarmois couvre environ 818 hectares. Il s’étend
sur un plateau au sud, une plaine qui s’étire vers
l’Oise au Nord, et le versant qui les relie.
Comme le montrent certaines cartes, Viarmes s’est développée
entre deux axes routiers importants et anciens qui, partis de
Paris, se séparent à la hauteur de Montmagny. L’un à
l’Ouest, mène à Beauvais par Beaumont sur Oise et Chambly,
tandis que l’autre à l’est, va vers Creil et Clermont
en passant par Luzarches et Chantilly.
Le village joue donc un rôle de carrefour local à l’échelle
d’un pays, regroupant les bourgades limitrophes. Celles-ci
sont au nombre de cinq : Asnières sur Oise, Luzarches, Seugy,
Belloy en France et Saint Martin du Tertre.
Origines de
Viarmes
Viarmes fut une ville sans doute occupée dès la Gaule. Ce village
aurait tiré son nom « Via Armorum » de sa situation sur la route
allant de Lutèce au camp de César (à Gouvieux).
Ce premier nom a ensuite connu des variations au cours des siècles
: Wirmes ou Wiermes, Urmes, Ourmes.
C’est au Moyen-Âge que les premiers écrits mentionnent
Viarmes en tant que paroisse sous le nom de Viarma.
En 1713, arrive à Viarmes Jean-Baptiste Elie Camus de Pontcarré
qui fera construire sa résidence, le château actuel.
Il est également à l’origine de la rue qui entoure la Bourse
du Commerce à Paris qui porte le nom de Rue de Viarmes.
La commune prend alors comme symbole les armes de la famille Camus
de Pontcarré.
Il meurt en 1775 et son fils vend le titre au Marquis de
Travanet.
Le château est ensuite cédé successivement aux familles
d’Haugeranville et De La Grange.
En 1845, le marquis De La Grange met le château en adjudication.
Il est adjugé en 1847 au général Duvivier qui le cédera à la
commune en 1856 pour la somme de 27 000 francs-or afin d’y
installer mairie et école.
La devise de Viarmes « In medio Stat Virtus » peut être traduite
par « la raison et la vérité sont à égale distance des extrêmes
».
Patrimoine hydraulique
L’eau a tenu une place prédominante dans l’histoire de
Viarmes.
L’architecture actuelle témoigne toujours de ce lien
particulier.
Au
XIIIe siècle, s’est construit un remarquable réseau
d’approvisionnement en eau potable. Les moines de
l’abbaye royale de Royaumont sont à l’origine de cette
idée. Des canalisations furent ainsi creusées du haut de la colline
de Viarmes jusqu’à l’abbaye pour alimenter le site.
Elles sont entrecoupées de regards, bassins qui permettent la
surveillance de l’écoulement de l’eau et
l’entretien des galeries. Ce réseau souterrain est toujours
en parfait état et son entrée est aujourd’hui désignée sous
le nom de « Fontaine aux Moines ». Ce monument est désormais
inscrit à l’inventaire des monuments historiques.
Jusqu’en 1932, les nombreuses sources de Viarmes procurent
aux habitants une bonne eau fraîche : certains ont l’eau à
domicile et les autres vont la chercher aux fontaines
publiques.
Des femmes se retrouvent les jours de lessive autour des lavoirs
(fréquentés jusque vers 1960). Ils restent deux lavoirs de 1882
(rue du Montcel et rue Saint Ladre).
www.viarmes.fr