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L'élevage du fontanelle

A 32 ans, Frédéric Henry est à la tête d’une exploitation agricole originale à Noisy-sur-Oise.
Installé sur la commune depuis 2001, c’est en 2005, qu’il démarre un élevage d’alpagas* avec l’importation de premiers animaux en provenance du Chili, puis de Grande-Bretagne et même d'Australie.

Autodidacte, ce passionné de génétique, a toujours été proche des animaux et de la nature. Après une formation de vendeur animalier, puis de paysagiste, il a d’abord été tenté par les équidés en devenant tour à tour palefrenier, cavalier dans une écurie, allant même jusqu’à envisager de monter un spectacle équestre.


C’est un coup de cœur à l’occasion d’un voyage en Amérique du sud pour cet animal docile  issu de la domestication de son cousin sauvage la vigogne qui l’amène à quitter peu à peu ses activités dans le domaine de la restauration et du loisir pour s’investir dans un projet d’élevage. Il obtient son statut d’agriculteur-éleveur en 2006 avec une vingtaine d’alpagas et une dizaine de moutons d’Ouessant sur une propriété d’environ 2 hectares.alpagas

Le démarrage de l’exploitation n’est pas des plus aisé ; la législation sur ce type d’animal méconnu en France est quasi inexistante, les compagnies d’assurance ne couvrent pas encore les risques liés au vol et à la mortalité, les prescription de la Direction des Services Vétérinaires sont en cours d’élaboration.

La finalité de l’élevage réside à la fois dans la vente d’animal de compagnie ou de loisir (randonnée) et dans le commerce de la laine réputée pour sa qualité, sa finesse, sa densité et son pouvoir calorifique. L’exploitation dont la surface augmente progressivement compte maintenant une cinquantaine de  bêtes, dont une vingtaine destinées à la vente avec 3 ou 4 femelles gestantes en permanence. Pour ce qui est de la laine, l’éleveur procède lui-même à la tonte et en expédie le produit dans un atelier artisanal du sud de la France où la laine est filée à la main puis travaillée pour la réalisation de gants, bonnets, pulls, ; elle est aussi achetée pour un traitement plus industriel par une filature italienne.
Le prix de vente de l’animal tout comme celui de la laine varie bien sûr fonction de la finesse et de la densité de la toison. La plus réputée, parce que la plus rare est celle de l’alpaga dit SURI (5% du cheptel mondial) avec un poil long et torsadé, alors que le poil court du HUACAYA est plus « commun ».
concours alpagas
Les objectifs et enjeux de Frédéric se portent principalement sur la sélection et la reproduction des animaux, sur la qualité de leur laine. Dans ce marché de « niche » (on compte un peu plus de 30 éleveurs en France), la qualité de l’animal, son allure, la pureté de sa laine, la participation aux concours sont les éléments essentiels de la réussite de l’activité.
Avec l’obtention d’un certain nombre de médailles, de titres de champion de France pour ses étalons, l’élevage du Fontenelle de Noisy-sur-Oise devient maintenant plus qu’une référence nationale.

+ d’infos : www.elevagedufontenelle.com

*L’alpaga est un mammifère domestique ruminant proche des lamas. Sa laine est une fibre très haut de gamme, douce et chaude, plus résistante et légère que la laine de mouton;

 


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